Drame, Policier / Thriller de Jacques Audiard avec Tahar Rahim et Niels Arestrup
Synopsis :
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D’emblée, il tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des » missions « , il s’endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau…
Secrets de tournage :
- Césars :Le film, plébiscité par le public et la critique est récompensé par neuf Césars en 2010 dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Mailleur Acteur, Meilleur Acteur dans un second Rôle, Meilleur Espoir Masculin, Meilleur Scénario Original, Meilleure Photographie, Meilleure Décors et enfin Meilleur montage. A noter que le jeune Tahar Rahim réalise un doublet historique en étant sacré à la fois meilleur espoir et meilleur acteur lors de cette 35ème cérémonie et que la performance de Niels Arestrup, une deuxième fois sous la direction de Jacques Audiard (qui l’avait déjà dirigé dans De battre, mon coeur s’est arrêté), est de nouveau saluée par l’Académie des Césars. Un Prophète représente également la France pour l’Oscar du Meilleur Film Etranger.
- Le titre : Lors de la conférence de presse cannoise, Jacques Audiard a évoqué la dimension ironique du titre, Un prophète. « Le film aurait aussi pu s’appeler Little Big Man par exemple, confie-t-il. Ce titre agit comme une injonction, il oblige à comprendre quelque chose qui n’est pas spécialement développé, que c’est juste un petit prophète, un nouveau prototype de mec. A l’origine, je voulais trouver une équivalence française à » You Gotta Serve Somebody « , une chanson de Bob Dylan qui dit que l’on doit toujours être au service de quelqu’un. J’aimais le fatalisme et la dimension morale de ce titre, mais je n’ai pas trouvé de traduction satisfaisante, alors c’est resté Un prophète. »
- Festival de Cannes : Un prophète a remporté le Grand Prix du 62ème Festival de Cannes dont le Jury était présidé par Isabelle Huppert.
MA NOTE : 19/20
On ne ressort pas indemne de ce film très puissant, puissant tant au niveau dramatique que du thriller. Le scénario est très intelligent, et arrive à nous faire réfléchir sur de nombreux points du monde contemporain. Le film pose de nombreuses questions, mais n’a pas la prétention de trouver une réponse. On est dans le film dès la première seconde, et il faut dire que l’ensemble est vraiment marquant et puissant ! On a l’impression parfois de regarder un documentaire, le film est tourné la caméra à l’épaule.
Malgré sa durée de 2h35, on ne voit pas le temps passer devant ce film. Le film nous prend aux tripes, et ne nous lâche pas tout du long, au vu notamment de son réalisme. Tahar Rahim est bluffant dans son rôle qu’il campe à la perfection, et mérite ses deux César. Le scénario est très bien écrit, et son point fort est qu’il arrive à retranscrire parfaitement la psychologie du personnage de Malik. En conclusion, UN PROPHETE est une œuvre puissante, porté par la performance bluffante de Tahar Rahim, et d’un réalisme bluffant ! Un excellent film à voir !
Et vous, avez-vous vu et aimé ce film ?