ÉTÉ 85

Comédie, Drame de François Ozon avec Félix Lefebvre et Benjamin Voisin

Synopsis :

Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020. L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu’un été ? L’été 85…

Info sur le film

– Le film fait parti de la sélection Cannes 2020

– Il est adapté d’un roman, « La danse du coucou », qui a bouleversé le réalisateur durant son adolescence

Nouveau film de François Ozon (un des meilleurs cinéastes français pour moi), ce film nous met une énorme claque !! Déjà, les deux acteurs principaux (Félix Lefebvre et Benjamin Voisin) sont très bons et très prometteuse. Les seconds rôles sont bons (Valeria Bruni Tedeshi excellente, Isabelle Nanty super émouvante…). L’ensemble est bouleversant. Très bouleversant même ! L’image est très soignée, la lumière est absolument parfaite notamment sur la scène de la boîte de nuit, qui contient une référence à LA BOUM.

La réalisation est parfaite, au format fidèle aux films des années 1980, avec son format en 16 millimètres. Le scénario traite avec délicatesse cette histoire, et la voix off est parfaitement dite (par Félix Lefebvre). Le film contient de nombreuses scènes très intenses, parfois sexuellement mais aussi par l’émotion ! En conclusion, ÉTÉ 85 est un excellent film, le grand film de l’été, un film à voir absolument !

Et vous avez vous vu et aimé ce film?

DERNIER TRAIN POUR BUSAN

Thriller/ Horreur de Sang-Ho Yeon avec Gong Yo

Synopsis :

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l’état d’urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu’à Busan, l’unique ville où ils seront en sécurité…

Secrets de tournage :

  • Une suite : Dernier train pour Busan est la suite du film d’animation Seoul Station, déjà mis en scène par Sang-Ho Yeon. L’oeuvre a été très remarquée au Brussels International Fantastic Film Festival et au Festival International du Film d’Animation 2016. Le cinéaste nous raconte la genèse du projet : « Je préparais un film d’animation intitulé Seoul Station, déjà une histoire de zombies mais avec une ambiance beaucoup plus sombre et un message social beaucoup plus fort que dans Dernier train pour Busan. Pendant la production de ce film d’animation, je me suis dis qu’en traitant le sujet de manière plus commerciale, tout en y apportant une touche personnelle, je pourrais peut-être en faire une version en prises de vues réelles. (…) À ce moment-là, ma société de production m’a encouragé, en me proposant de réaliser un film avec de vrais acteurs. Au début, je n’étais pas sûr d’en être capable, je leur ai même suggéré d’engager un réalisateur plus expérimenté mais j’ai fini par me laisser convaincre. »
  • Influences : Sang-Ho Yeon nous en dit plus sur ses différentes influences : « Comme d’autres cinéphiles de ma génération j’ai grandi avec des films de zombies et j’aime beaucoup ceux de George A. Romero. Parmi les films plus récents, je porte un intérêt particulier à « L’Armée des morts » de Zack Snyder qui est un remake de « Zombie » (Dawn of the Dead) de Romero et j’aime beaucoup « 28 jours plus tard » de Danny Boyle. Cela va peut-être vous sembler étrange, mais mes goûts de spectateurs me portent autant vers la saga « Star Wars » ou la trilogie du « Seigneur des anneaux » que des films réalistes comme « Zodiac » de David Fincher. Je suis aussi un très grand fan de Ken Loach. « Sweet Sixteen » m’a beaucoup influencé pour la préparation de mon premier long « The King of Pigs. »

Ma note : 17/20

Un film de zombie et un huis-clos réunis dans le scénario de ce très bon film. C’est un huis clos car le film se déroule quasiment toujours dans le même lieu, à quelques scènes près : le train. Le cinéaste jongle entre les différents genres : horreur / thriller, de l’émotion, et, dans quelques scènes, un peu d’humour. Puis on a aussi une critique de l’humanité : quand il s’agit de survie, les humains peuvent être de vrais monstres en ne pensant qu’à eux. C’est un film qui se prend très au sérieux, on croit à cette histoire qui pourrait exister. On a l’impression de voir une histoire vraie !

On ne s’ennuie pas une seule seconde, tant les scènes d’actions s’enchaînent à un rythme totalement effréné ! La réalisation du film est parfaite, Yeon Sang-Ho s’en sort parfaitement. L’aspect huis-clos aurait pu être une contrainte mais le cinéaste relève ce défi haut la main ! De plus, le film ne tombe pas dans le classique en innovant le film de zombies, bien que certaines situations ont un arrière goût de déjà vu… En conclusion, DERNIER TRAIN POUR BUSAN est un excellent film. Hâte de voir la suite !

Et vous, avez vous vu et aimé ce film ?

DIVORCE CLUB

Comédie de et avec Michael Youn avec Arnaud Ducret, François Xavier Demaison et Caroline Anglade

Synopsis :

Après 5 ans de mariage, Ben est toujours aussi éperdument amoureux. Jusqu’au jour où il découvre en public que sa femme le trompe : humilié et plaqué dans la foulée ! Abattu et lâché par ses proches, Ben peine à remonter la pente jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Patrick, un ancien ami lui aussi divorcé qui lui propose d’emménager chez lui. Patrick, au contraire de Ben, entend bien profiter de son célibat retrouvé et de tous les plaisirs auxquels il avait renoncé durant son mariage. Bientôt rejoints par d’autres divorcés, les fêtards quarantenaires ébauchent les premières règles du  » Divorce Club « …

Secrets de tournage :

  • 3eme film : Divorce Club est le 3e film de Michaël Youn en tant que réalisateur. Il arrive sur les écrans 7 ans après Vive la France : « Ça n’est pas un choix de ma part d’avoir attendu aussi longtemps. C’est dû au hasard Michaël l’acteur en fait : en tant que comédien, on m’a proposé beaucoup de choses intéressantes durant ces années. Et j’ai privilégié cette direction. Mais pour être complètement sincère, j’ai été déçu par le score final de Vive la France qui a, certes, dépassé le million d’entrées mais qui a terminé en deçà de mes espérances. Alors derrière, je me suis un peu cherché artistiquement en tant qu’auteur et réalisateur. Et quand on se cherche, on délivre moins vite. Ce qui a été mon cas. Et puis vous savez, faire un film, c’est énormément de travail, outre trouver l’idée qui fait l’unanimité, il faut se battre pour convaincre les financiers, parvenir au meilleur scénario, fabriquer le film et derrière diriger la post-production, assurer la promo… tout ça mis bout-à-bout, ça fait quand même des projets qui s’étalent sur 2 ou 3 ans. Donc, avant de vous lancer, vous avez intérêt à être sûr que vous avez vraiment envie d’y aller et que le projet le mérite vraiment. Cette gestation aura pris 7 années et je ne pensais évidemment pas que ça prendrait autant de temps. »
  • L’idée du film : L’idée du film part d’un concours de circonstances. D’un côté, l’envie du distributeur SND et du producteur Clément Miserez de proposer à Michaël Youn un film autour du divorce et du lâcher prise, et de l’autre côté, au même moment, dans sa vie personnelle, une séparation qui lui a procuré pas mal d’anecdotes sur la question. « Je me suis dit que ça ne pouvait pas « mieux » tomber ! J’ai contacté mes auteurs préférés, les Matt Alexander, et nous avons écrit le scénario d’une traite. Je crois au fond que j’avais envie de sortir par le rire de ma pathétique histoire sentimentale personnelle. C’est par l’humour que j’ai essayé de refermer cet épisode intime. »
  • Comédie drôle : Michaël Youn avait surtout envie de faire une « comédie drôle » et ce n’est pas un pléonasme, selon le metteur en scène. « Y’a plein de comédie qui ne sont pas drôles. Vous savez, c’est très difficile de rester drôle sur toute la durée d’un film. Surtout dans le dernier acte où en général, la comédie retombe pour laisser place à la résolution. Et, en toute humilité, j’ai le sentiment que nous y sommes parvenus cette fois. Je l’ai vu lors des projections de la tournée province ou au Festival International du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez où l’accueil a été formidable. Faire rire le public est un exercice toujours compliqué et risqué même. Combien de films français y parviennent vraiment chaque année ? 5 ou 6, pas plus. C’est un véritable numéro d’équilibriste de faire rire en maniant un humour ni trop vieillot ni trop trash, sans jamais tomber dans la malveillance ou la méchanceté, tout en apportant fraîcheur et modernité, le tout en étant en accord avec soi-même sans jamais vous trahir. Bonne chance! »
  • Thèmes profonds : À travers la farce et la comédie, Michaël Youn aborde des thèmes plus profonds comme le temps qui passe, l’idée du pardon ou de l’amitié… « L’idée était de créer, de façon assez classique d’ailleurs, une sorte de marivaudage amoureux, pour ensuite l’exploser dans tous les sens afin que la comédie prenne le dessus. Mais les thèmes abordés, comme la solitude, l’engagement, l’amitié… parlent à tout le monde. « Tu es célibataire donc maintenant il n’y a plus personne pour t’engueuler quand tu t’amuses », ça ne parle pas qu’aux divorcés, bien au contraire! Comme je le dis le personnage de François-Xavier Demaison dans le film : La principale cause du divorce, c’est le mariage! »

MA NOTE : 16/20

Troisième réalisation de Michael Youn, cette comédie est bien réussie. On rigole du début à la fin quasiment sans arrêt, de l’émotion à la fin. C’est pour l’instant la meilleure comédie de cette été (avec Tout simplement noir) qui mérite de trouver son public. L’ensemble est ambitieux, audacieux et imprévisible, porté par de très bons acteurs (Arnaud Ducret toujours parfait tout comme François Xavier Demaison, Caroline Anglade, Audrey Fleurot…).

La réalisation est réussie, on a aussi quelques clins d’oeuils et références à quelques autres films. Honnêtement, je ne m’attendais vraiment à rien, si ce n’est que de passer un bon moment, et bah j’ai passé un très bon moment (on ressort du film avec le sourire et la musique de Kool and the gang dans la tête!). En conclusion, DIVORCE CLUB est un très bon film. Hilarant, a voir pour passer un bon moment.

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IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE

Drame, Policier de Sergio Leone avec Robert de Niro

SYNOPSIS :

Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d’éternelle amitié. Débutant au début du siècle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se séparer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques années derrière les barreaux, puis se recouper en pleine période de prohibition, dans les années vingt. Jusqu’au jour où la trahison les sépare à nouveau.

SECRETS DE TOURNAGE :

  • TROISIEME VOLET D’UNE SAGA AMERICAINE : Sergio Leone signe ici le troisième volet d’une saga portant sur plusieurs périodes clés de l’histoire américaine. Le premier opus, Il était une fois dans l’Ouest, se situait à l’époque de la conquête de l’Ouest. L’action du deuxième épisode, Il était une fois la révolution, se déroulait en pleine révolution mexicaine, tandis que Il était une fois en Amérique clôture cette trilogie en revenant sur la Prohibition et l’avènement du gangstérisme.
  • DERNIER FILM : Il était une fois en Amérique est le dernier film de Sergio Leone. En 1989, l’année de sa mort, le réalisateur travaillait sur un projet de long métrage portant sur le siège de Leningrad.
  • UNE MAGNIFIQUE BANDE ORIGINALE DEVENUE CULTE : La bande originale d’ Il était une fois en Amérique est l’oeuvre d’ Ennio Morricone, complice habituel de Sergio Leone, pour qui il a écrit cette partition mélancolique plus d’une dizaine d’années avant le début du tournage et qui, au terme d’une longue maturation, est devenu l’un des plus grands classiques de la musique de film.

MA NOTE : 20/20

Ce film est vraiment culte, c’est un grand chef d’oeuvre du cinéma, une très grande leçon de cinéma ! Malgré sa durée assez imposante (4h10, quand même), on ne voit pas le temps passer, on ne s’ennuie pas une seule seconde tant le film est passionnant et divertissant. Robert de Niro est absolument parfait dans son rôle, et sa prestation arrive à faire tirer les larmes à la fin, très émouvante. Pour moi, c’est un film qu’il faut absolument avoir vu, au (grand) minimum une fois dans sa vie !

Le scénario est magnifiquement écrit, entre le côté policier, action et le côté drame, émotion. Je ne peux pas parler de ce film sans évoquer la magnifique bande originale d’Ennio Morricone (R.I.P.), musique que l’on connaît tous déjà avant de voir le film. Elle fait partie des meilleurs musiques de films ! La réalisation de Sergio Leone est excellent, pour son dernier film. En conclusion, IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE est un véritable chef d’oeuvre du cinéma, un film totalement culte, à voir absolument !

Et vous, avez- vous vu et aimé ce film ?

UN PROPHÈTE

Drame, Policier / Thriller de Jacques Audiard avec Tahar Rahim et Niels Arestrup

Synopsis :

Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D’emblée, il tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des  » missions « , il s’endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau…

Secrets de tournage :

  • Césars :Le film, plébiscité par le public et la critique est récompensé par neuf Césars en 2010 dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Mailleur Acteur, Meilleur Acteur dans un second Rôle, Meilleur Espoir Masculin, Meilleur Scénario Original, Meilleure Photographie, Meilleure Décors et enfin Meilleur montage. A noter que le jeune Tahar Rahim réalise un doublet historique en étant sacré à la fois meilleur espoir et meilleur acteur lors de cette 35ème cérémonie et que la performance de Niels Arestrup, une deuxième fois sous la direction de Jacques Audiard (qui l’avait déjà dirigé dans De battre, mon coeur s’est arrêté), est de nouveau saluée par l’Académie des Césars. Un Prophète représente également la France pour l’Oscar du Meilleur Film Etranger.
  • Le titre : Lors de la conférence de presse cannoise, Jacques Audiard a évoqué la dimension ironique du titre, Un prophète. « Le film aurait aussi pu s’appeler Little Big Man par exemple, confie-t-il. Ce titre agit comme une injonction, il oblige à comprendre quelque chose qui n’est pas spécialement développé, que c’est juste un petit prophète, un nouveau prototype de mec. A l’origine, je voulais trouver une équivalence française à  » You Gotta Serve Somebody « , une chanson de Bob Dylan qui dit que l’on doit toujours être au service de quelqu’un. J’aimais le fatalisme et la dimension morale de ce titre, mais je n’ai pas trouvé de traduction satisfaisante, alors c’est resté Un prophète. »
  • Festival de Cannes : Un prophète a remporté le Grand Prix du 62ème Festival de Cannes dont le Jury était présidé par Isabelle Huppert.

MA NOTE : 19/20

On ne ressort pas indemne de ce film très puissant, puissant tant au niveau dramatique que du thriller. Le scénario est très intelligent, et arrive à nous faire réfléchir sur de nombreux points du monde contemporain. Le film pose de nombreuses questions, mais n’a pas la prétention de trouver une réponse. On est dans le film dès la première seconde, et il faut dire que l’ensemble est vraiment marquant et puissant ! On a l’impression parfois de regarder un documentaire, le film est tourné la caméra à l’épaule.

Malgré sa durée de 2h35, on ne voit pas le temps passer devant ce film. Le film nous prend aux tripes, et ne nous lâche pas tout du long, au vu notamment de son réalisme. Tahar Rahim est bluffant dans son rôle qu’il campe à la perfection, et mérite ses deux César. Le scénario est très bien écrit, et son point fort est qu’il arrive à retranscrire parfaitement la psychologie du personnage de Malik. En conclusion, UN PROPHETE est une œuvre puissante, porté par la performance bluffante de Tahar Rahim, et d’un réalisme bluffant ! Un excellent film à voir !

Et vous, avez-vous vu et aimé ce film ?

LES COMPÈRES

Comédie de Francis Veber avec Pierre Richard et Gérard Depardieu (1983)

Tristan, un jeune homme de 17 ans, fait une fugue avec sa petite amie. Devant la passivité de la police et de son mari Paul ne faisant pas assez d’efforts pour le retrouver, sa mère Christine décide de faire appel à 2 anciens amants avec qui elle a eu une aventure 17 ans plus tôt pour qu’ils recherchent son fils. Pour être certaine qu’ils acceptent, elle fait croire à chacun qu’il est le père de Tristan. Le premier est un journaliste costaud et téméraire, et l’autre un timide suicidaire.

MA NOTE : 18/20

Francis Veber est, pour moi, le plus grand réalisateur de comédies en France. Chacun de ses films provoque des crises de rires, et celui ci ne fait pas exception à la règle. Il s’agit de la deuxième collaboration entre Veber, Richard et Depardieu. Les deux acteurs sont excelles et forment un duo explosif qui fonctionne parfaitement. Pierre Richard est vraiment hilarant, dans son rôle de suicidaire. Niveau seconds rôles, nous avons l’excellente Anny Duperey par exemple. La comédie fonctionne bien et le film est vraiment hilarant.

Ce film ne tombe pas dans la lourdeur. Je ne me suis pas ennuyé en la regardant, étant donné qu’on rigole toutes les deux minutes (notamment avec Pierre Richard). La musique est bien composée, et rentre dans la tête pour quelques jours. Cette deuxième collaboration entre Veber et ses deux acteurs est aussi réussie que la première ! Francis Veber est un génie de l’humour ! En conclusion, LES COMPERES est un excellent film à voir !

Et vous, avez-vous vu et aimé ce film ?

POLISSE

Drame de et avec Maïwenn, avec Karin Viard, Marina Foïs et JoeyStarr

Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.

INFOS SUR LE FILM :

  • Retrouvailles : Avec Polisse, Maïwenn retrouve quelques acteurs avec lesquels elle avait déjà travaillé auparavant (Karin Viard, Karole Rocher, Marina Foïs, ou encore JoeyStarr)
  • Un titre enfantin : « Maïwenn évoque le titre du film : « Le titre qui s’est d’abord imposé à moi était Police, mais il avait déjà été pris, et pas par n’importe qui ! J’ai ensuite eu envie d’intituler le film Vous êtes de la police ? et je me suis rendu compte qu’il avait également été utilisé il y a quelques années. Un jour, alors que mon fils faisait de l’écriture, le titre Polisse, avec la faute d’orthographe et l’écriture d’un enfant, est d’un coup devenu évident pour le sujet du film. »  » (Source : Allociné)
  • Genèse : C’est en tombant sur un documentaire sur la Brigade des Mineurs (BPM) que Maïwenn a souhaité réaliser Polisse.

MA NOTE : 18/20

A l’issue de la projection de Polisse, le film ne nous laisse pas indemne car il est très puissant ! On prend une énorme claque en regardant ce film, d’une puissance folle ! Le casting du film est vraiment parfait et les acteurs sont tous bluffants : la géniale Marina Foïs, dont le parcours du personnage est super intéressant, la toujours parfaite Karin Viard, le bluffant JoeyStarr… Sans oublier l’excellente Maïwenn (devant et derrière la caméra). Le casting est étincelant ! Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait aussi de l’humour dans le scénario, en plus de l’émotion, dans ce film qui est vraiment engagé !

Le fait que ce soit des histoires vraies, comme cela est dit au tout début du film, rend le film encore plus glaçant, déjà que certaines scènes sont très dures ! Le film a un aspect très documentaire, ce qui fait que le film reste politiquement correct. C’est un film qui prend aux tripes, et au cœur. La fin est vraiment inattendue, et survient d’un coup, nous prenant aux tripes, une fin sous tension. Les personnages sont tous très attachants, et le parcours de tous ces personnages est bien développé dans le film. A la fin, on a l’impression de tous les connaître, on les connaît aussi bien que nos amis ou que des membres de notre famille. En conclusion, POLISSE est un excellent film !

Et vous, avez-vous vu et aimé Polisse ?

Bande annonce

TOUT SIMPLEMENT NOIR

Comédie de et avec Jean Pascal Zadi, de John Wax avec Fary, Caroline Anglade et Éric Judor (2020)

JP, un acteur raté de 40 ans, décide d’organiser la première grosse marche de contestation noire en France, mais ses rencontres, souvent burlesques, avec des personnalités influentes de la communauté et le soutien intéressé qu’il reçoit de Fary, le font osciller entre envie d’être sur le devant de la scène et véritable engagement militant…

MA NOTE : 17/20

Tourné comme un documentaire, ce film est tout simplement excellent, hilarant et important, nécessaire. En effet, derrière le rire se cache du social, de la vérité, ce qui rend certaines scènes glaçantes. La scène avec Lucien Jean Baptiste et Fabrice Eboue est hilarante mais aussi glaçante et terrifiante vu la vérité, la réalité qu’elle cache qui est juste dramatique.

Les acteurs ont accepté de jouer avec leur image, le casting du film est juste excellent, les comédiens jouent principalement leurs propres rôles à quelques exceptions près (Caroline Anglade). La scène avec Ramzy, Jonathan Cohen est hilarante. Le film est vraiment jubilatoire et l’on prend du plaisir à suivre JP. En conclusion, TOUT SIMPLEMENT NOIR est une comédie excellente. C’est « Tout simplement drôle » (magazine Première été 2020)! Un film que je conseille.

Et vous avez vous vu et aimé ce film?

VICTOR

Comédie de Thomas Gilou avec Pierre Richard, Lambert Wilson et Sara Forestier

Alice, jeune stagiaire dans un magazine people, se prend d’affection pour son voisin de palier, Victor, charmant vieillard érudit abandonné de tous et sur le point d’être expulsé de son logement. Elle va bientôt trouver une solution à son problème : organiser un concours au sein de son journal dont le gain sera l’adoption de Victor. A l’issue du casting, c’est la famille Saillard qui gagne le droit de l’accueillir.

MA NOTE : 10/20

Dans l’ensemble, c’est un film moyen car il reste trop en surface, et ne creuse pas en profondeur… Il ne va pas au bout de toutes ses idées, sans doute parce qu’il y en a beaucoup, mais ça n’est pas une excuse pour autant… Au niveau de l’humour, il n’y a que très peu de séquences qui arrivent à faire arracher un sourire. Heureusement, Pierre Richard est présent et arrive grâce à son très bon jeu à nous faire sourire une ou deux fois durant 1h35 de film… Hormis ces deux moments, le film est long et parfois même lourd… On s’ennuie.

En revanche, les acteurs sont bons (Lambert Wilson en directeur pervers, Sara Forestier en stagiaire en journalisme, Clémentine Celarie qui se laisse séduire par Wilson et qui en a marre de Richard, et Antoine Dulery qui se prend d’affection pour Victor). Ils sauvent le film. Je pense que c’est un bon casting. Sans eux, le film serait vraiment nul… De plus, il y a certains clichés et stéréotypes dans le scénario… Niveau réalisation, c’est assez classique… En conclusion, VICTOR est un film moyen.

Et vous avez vous vu et aimé ce film?

RAMBO V : LAST BLOOD

Cinquième volet de la saga RAMBO avec Stallone. Il doit ici affronter un cartel mexicain.

MA NOTE : 17/20

Ce film est excellent. Son but principal le divertissement est rempli, il s’agit là d’un film très divertissant. Durant la première heure, on a la mise en place de l’histoire mélangé avec des scènes d’actions. Pendant la derniere demi heure, de l’action non stop. Les scènes d’actions virent parfois au gore, notamment avec la scène de l’arrache cœur. L’interdiction aux moins de douze ans est à respecter, cela ne m’étonnerais pas si dans certains pays ce film soit interdit aux moins de seize ans. La performance de Sylvester Stallone est toujours excellente (comme d’habitude j’ai envie de dire). J’aime beaucoup les scènes où il montre la mise en place des pièges dans sa maison avant l’arrivée du cartel mexicain et donc avant la scène finale. Ensuite le film nous fait éprouver de la nostalgie en nous montrant pendant le générique des images des précédents films dont le premier et le dernier. La mise en scène et la bande originale sont excellentes.

En conclusion, RAMBO 5 est un très bon film, violent et gore. Deconseillé aux âmes sensibles (surtout ceux qui craignent le sang…).

Et vous avez vous vu et aimé ce film?