Comédie, Drame de François Ozon avec Félix Lefebvre et Benjamin Voisin
Synopsis :
Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020. L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu’un été ? L’été 85…
Info sur le film
– Le film fait parti de la sélection Cannes 2020
– Il est adapté d’un roman, « La danse du coucou », qui a bouleversé le réalisateur durant son adolescence
Nouveau film de François Ozon (un des meilleurs cinéastes français pour moi), ce film nous met une énorme claque !! Déjà, les deux acteurs principaux (Félix Lefebvre et Benjamin Voisin) sont très bons et très prometteuse. Les seconds rôles sont bons (Valeria Bruni Tedeshi excellente, Isabelle Nanty super émouvante…). L’ensemble est bouleversant. Très bouleversant même ! L’image est très soignée, la lumière est absolument parfaite notamment sur la scène de la boîte de nuit, qui contient une référence à LA BOUM.
La réalisation est parfaite, au format fidèle aux films des années 1980, avec son format en 16 millimètres. Le scénario traite avec délicatesse cette histoire, et la voix off est parfaitement dite (par Félix Lefebvre). Le film contient de nombreuses scènes très intenses, parfois sexuellement mais aussi par l’émotion ! En conclusion, ÉTÉ 85 est un excellent film, le grand film de l’été, un film à voir absolument !
Drame, Policier de Sergio Leone avec Robert de Niro
SYNOPSIS :
Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d’éternelle amitié. Débutant au début du siècle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se séparer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques années derrière les barreaux, puis se recouper en pleine période de prohibition, dans les années vingt. Jusqu’au jour où la trahison les sépare à nouveau.
SECRETS DE TOURNAGE :
TROISIEME VOLET D’UNE SAGA AMERICAINE : Sergio Leone signe ici le troisième volet d’une saga portant sur plusieurs périodes clés de l’histoire américaine. Le premier opus, Il était une fois dans l’Ouest, se situait à l’époque de la conquête de l’Ouest. L’action du deuxième épisode, Il était une fois la révolution, se déroulait en pleine révolution mexicaine, tandis que Il était une fois en Amérique clôture cette trilogie en revenant sur la Prohibition et l’avènement du gangstérisme.
DERNIER FILM : Il était une fois en Amérique est le dernier film de Sergio Leone. En 1989, l’année de sa mort, le réalisateur travaillait sur un projet de long métrage portant sur le siège de Leningrad.
UNE MAGNIFIQUE BANDE ORIGINALE DEVENUE CULTE : La bande originale d’ Il était une fois en Amérique est l’oeuvre d’ Ennio Morricone, complice habituel de Sergio Leone, pour qui il a écrit cette partition mélancolique plus d’une dizaine d’années avant le début du tournage et qui, au terme d’une longue maturation, est devenu l’un des plus grands classiques de la musique de film.
MA NOTE : 20/20
Ce film est vraiment culte, c’est un grand chef d’oeuvre du cinéma, une très grande leçon de cinéma ! Malgré sa durée assez imposante (4h10, quand même), on ne voit pas le temps passer, on ne s’ennuie pas une seule seconde tant le film est passionnant et divertissant. Robert de Niro est absolument parfait dans son rôle, et sa prestation arrive à faire tirer les larmes à la fin, très émouvante. Pour moi, c’est un film qu’il faut absolument avoir vu, au (grand) minimum une fois dans sa vie !
Le scénario est magnifiquement écrit, entre le côté policier, action et le côté drame, émotion. Je ne peux pas parler de ce film sans évoquer la magnifique bande originale d’Ennio Morricone (R.I.P.), musique que l’on connaît tous déjà avant de voir le film. Elle fait partie des meilleurs musiques de films ! La réalisation de Sergio Leone est excellent, pour son dernier film. En conclusion, IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE est un véritable chef d’oeuvre du cinéma, un film totalement culte, à voir absolument !
Drame, Policier / Thriller de Jacques Audiard avec Tahar Rahim et Niels Arestrup
Synopsis :
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D’emblée, il tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des » missions « , il s’endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau…
Secrets de tournage :
Césars :Le film, plébiscité par le public et la critique est récompensé par neuf Césars en 2010 dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Mailleur Acteur, Meilleur Acteur dans un second Rôle, Meilleur Espoir Masculin, Meilleur Scénario Original, Meilleure Photographie, Meilleure Décors et enfin Meilleur montage. A noter que le jeune Tahar Rahim réalise un doublet historique en étant sacré à la fois meilleur espoir et meilleur acteur lors de cette 35ème cérémonie et que la performance de Niels Arestrup, une deuxième fois sous la direction de Jacques Audiard (qui l’avait déjà dirigé dans De battre, mon coeur s’est arrêté), est de nouveau saluée par l’Académie des Césars. Un Prophète représente également la France pour l’Oscar du Meilleur Film Etranger.
Le titre : Lors de la conférence de presse cannoise, Jacques Audiard a évoqué la dimension ironique du titre, Un prophète. « Le film aurait aussi pu s’appeler Little Big Man par exemple, confie-t-il. Ce titre agit comme une injonction, il oblige à comprendre quelque chose qui n’est pas spécialement développé, que c’est juste un petit prophète, un nouveau prototype de mec. A l’origine, je voulais trouver une équivalence française à » You Gotta Serve Somebody « , une chanson de Bob Dylan qui dit que l’on doit toujours être au service de quelqu’un. J’aimais le fatalisme et la dimension morale de ce titre, mais je n’ai pas trouvé de traduction satisfaisante, alors c’est resté Un prophète. »
Festival de Cannes : Un prophète a remporté le Grand Prix du 62ème Festival de Cannes dont le Jury était présidé par Isabelle Huppert.
MA NOTE : 19/20
On ne ressort pas indemne de ce film très puissant, puissant tant au niveau dramatique que du thriller. Le scénario est très intelligent, et arrive à nous faire réfléchir sur de nombreux points du monde contemporain. Le film pose de nombreuses questions, mais n’a pas la prétention de trouver une réponse. On est dans le film dès la première seconde, et il faut dire que l’ensemble est vraiment marquant et puissant ! On a l’impression parfois de regarder un documentaire, le film est tourné la caméra à l’épaule.
Malgré sa durée de 2h35, on ne voit pas le temps passer devant ce film. Le film nous prend aux tripes, et ne nous lâche pas tout du long, au vu notamment de son réalisme. Tahar Rahim est bluffant dans son rôle qu’il campe à la perfection, et mérite ses deux César. Le scénario est très bien écrit, et son point fort est qu’il arrive à retranscrire parfaitement la psychologie du personnage de Malik. En conclusion, UN PROPHETE est une œuvre puissante, porté par la performance bluffante de Tahar Rahim, et d’un réalisme bluffant ! Un excellent film à voir !
Drame de et avec Maïwenn, avec Karin Viard, Marina Foïs et JoeyStarr
Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.
INFOS SUR LE FILM :
Retrouvailles : Avec Polisse, Maïwenn retrouve quelques acteurs avec lesquels elle avait déjà travaillé auparavant (Karin Viard, Karole Rocher, Marina Foïs, ou encore JoeyStarr)
Un titre enfantin : « Maïwenn évoque le titre du film : « Le titre qui s’est d’abord imposé à moi était Police, mais il avait déjà été pris, et pas par n’importe qui ! J’ai ensuite eu envie d’intituler le film Vous êtes de la police ? et je me suis rendu compte qu’il avait également été utilisé il y a quelques années. Un jour, alors que mon fils faisait de l’écriture, le titre Polisse, avec la faute d’orthographe et l’écriture d’un enfant, est d’un coup devenu évident pour le sujet du film. » » (Source : Allociné)
Genèse : C’est en tombant sur un documentaire sur la Brigade des Mineurs (BPM) que Maïwenn a souhaité réaliser Polisse.
MA NOTE : 18/20
A l’issue de la projection de Polisse, le film ne nous laisse pas indemne car il est très puissant ! On prend une énorme claque en regardant ce film, d’une puissance folle ! Le casting du film est vraiment parfait et les acteurs sont tous bluffants : la géniale Marina Foïs, dont le parcours du personnage est super intéressant, la toujours parfaite Karin Viard, le bluffant JoeyStarr… Sans oublier l’excellente Maïwenn (devant et derrière la caméra). Le casting est étincelant ! Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait aussi de l’humour dans le scénario, en plus de l’émotion, dans ce film qui est vraiment engagé !
Le fait que ce soit des histoires vraies, comme cela est dit au tout début du film, rend le film encore plus glaçant, déjà que certaines scènes sont très dures ! Le film a un aspect très documentaire, ce qui fait que le film reste politiquement correct. C’est un film qui prend aux tripes, et au cœur. La fin est vraiment inattendue, et survient d’un coup, nous prenant aux tripes, une fin sous tension. Les personnages sont tous très attachants, et le parcours de tous ces personnages est bien développé dans le film. A la fin, on a l’impression de tous les connaître, on les connaît aussi bien que nos amis ou que des membres de notre famille. En conclusion, POLISSE est un excellent film !