OSS 117 : LE CAIRE, NID D’ESPIONS

Comédie d’action de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Berenice Bejo et Aure Atika (2006)

Synopsis :

En 1955, Le Caire est un véritable nid d’espions. Tout le monde se méfie de tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les `Aigles de Kheops’, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l’ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit `OSS 117′.

Ma note : 16/20

On passe un tres bon moment devant cette comédie d’action, très efficace, parodique des James Bond, très drôle. Je précise que ça reste un style d’humour qu’il faut aimer. On a beaucoup de répliques et de scènes déjà culte dans cette comédie, de « Comment est votre blanquette ? » à « J’aime… (me battre, me beurrer la biscotte… il y en a pleins) » en passant par la mythique scène hilarante de « Bambino ». Les acteurs sont très bons, Jean Dujardin en tête d’affiche est excellent et arrive avec son jeu à rendre le film encore plus drôle que ce qui est déjà écrit (regardez dans la scène de Bambino comment il bouge..). Berenice Bejo et Aure Atika sont excellentes elles aussi.

En ce qui concerne la réalisation, je trouve qu’elle colle bien au côté décalé du film que l’on retrouve à la manière de filmer et des effets techniques. Les dialogues sont bien écrits et interprétés, souvent très drôles. Le scénario ne manque pas d’humour. En conclusion, OSS 117 : LE CAIRE, NID D’ESPIONS est une comédie réussie, drole et décalée, avec quelques scènes d’action assez maîtrisées. Je vous conseille cette comédie pour passer un bon moment.

Et vous avez vous vu et aimé ce film?

DIVORCE CLUB

Comédie de et avec Michael Youn avec Arnaud Ducret, François Xavier Demaison et Caroline Anglade

Synopsis :

Après 5 ans de mariage, Ben est toujours aussi éperdument amoureux. Jusqu’au jour où il découvre en public que sa femme le trompe : humilié et plaqué dans la foulée ! Abattu et lâché par ses proches, Ben peine à remonter la pente jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Patrick, un ancien ami lui aussi divorcé qui lui propose d’emménager chez lui. Patrick, au contraire de Ben, entend bien profiter de son célibat retrouvé et de tous les plaisirs auxquels il avait renoncé durant son mariage. Bientôt rejoints par d’autres divorcés, les fêtards quarantenaires ébauchent les premières règles du  » Divorce Club « …

Secrets de tournage :

  • 3eme film : Divorce Club est le 3e film de Michaël Youn en tant que réalisateur. Il arrive sur les écrans 7 ans après Vive la France : « Ça n’est pas un choix de ma part d’avoir attendu aussi longtemps. C’est dû au hasard Michaël l’acteur en fait : en tant que comédien, on m’a proposé beaucoup de choses intéressantes durant ces années. Et j’ai privilégié cette direction. Mais pour être complètement sincère, j’ai été déçu par le score final de Vive la France qui a, certes, dépassé le million d’entrées mais qui a terminé en deçà de mes espérances. Alors derrière, je me suis un peu cherché artistiquement en tant qu’auteur et réalisateur. Et quand on se cherche, on délivre moins vite. Ce qui a été mon cas. Et puis vous savez, faire un film, c’est énormément de travail, outre trouver l’idée qui fait l’unanimité, il faut se battre pour convaincre les financiers, parvenir au meilleur scénario, fabriquer le film et derrière diriger la post-production, assurer la promo… tout ça mis bout-à-bout, ça fait quand même des projets qui s’étalent sur 2 ou 3 ans. Donc, avant de vous lancer, vous avez intérêt à être sûr que vous avez vraiment envie d’y aller et que le projet le mérite vraiment. Cette gestation aura pris 7 années et je ne pensais évidemment pas que ça prendrait autant de temps. »
  • L’idée du film : L’idée du film part d’un concours de circonstances. D’un côté, l’envie du distributeur SND et du producteur Clément Miserez de proposer à Michaël Youn un film autour du divorce et du lâcher prise, et de l’autre côté, au même moment, dans sa vie personnelle, une séparation qui lui a procuré pas mal d’anecdotes sur la question. « Je me suis dit que ça ne pouvait pas « mieux » tomber ! J’ai contacté mes auteurs préférés, les Matt Alexander, et nous avons écrit le scénario d’une traite. Je crois au fond que j’avais envie de sortir par le rire de ma pathétique histoire sentimentale personnelle. C’est par l’humour que j’ai essayé de refermer cet épisode intime. »
  • Comédie drôle : Michaël Youn avait surtout envie de faire une « comédie drôle » et ce n’est pas un pléonasme, selon le metteur en scène. « Y’a plein de comédie qui ne sont pas drôles. Vous savez, c’est très difficile de rester drôle sur toute la durée d’un film. Surtout dans le dernier acte où en général, la comédie retombe pour laisser place à la résolution. Et, en toute humilité, j’ai le sentiment que nous y sommes parvenus cette fois. Je l’ai vu lors des projections de la tournée province ou au Festival International du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez où l’accueil a été formidable. Faire rire le public est un exercice toujours compliqué et risqué même. Combien de films français y parviennent vraiment chaque année ? 5 ou 6, pas plus. C’est un véritable numéro d’équilibriste de faire rire en maniant un humour ni trop vieillot ni trop trash, sans jamais tomber dans la malveillance ou la méchanceté, tout en apportant fraîcheur et modernité, le tout en étant en accord avec soi-même sans jamais vous trahir. Bonne chance! »
  • Thèmes profonds : À travers la farce et la comédie, Michaël Youn aborde des thèmes plus profonds comme le temps qui passe, l’idée du pardon ou de l’amitié… « L’idée était de créer, de façon assez classique d’ailleurs, une sorte de marivaudage amoureux, pour ensuite l’exploser dans tous les sens afin que la comédie prenne le dessus. Mais les thèmes abordés, comme la solitude, l’engagement, l’amitié… parlent à tout le monde. « Tu es célibataire donc maintenant il n’y a plus personne pour t’engueuler quand tu t’amuses », ça ne parle pas qu’aux divorcés, bien au contraire! Comme je le dis le personnage de François-Xavier Demaison dans le film : La principale cause du divorce, c’est le mariage! »

MA NOTE : 16/20

Troisième réalisation de Michael Youn, cette comédie est bien réussie. On rigole du début à la fin quasiment sans arrêt, de l’émotion à la fin. C’est pour l’instant la meilleure comédie de cette été (avec Tout simplement noir) qui mérite de trouver son public. L’ensemble est ambitieux, audacieux et imprévisible, porté par de très bons acteurs (Arnaud Ducret toujours parfait tout comme François Xavier Demaison, Caroline Anglade, Audrey Fleurot…).

La réalisation est réussie, on a aussi quelques clins d’oeuils et références à quelques autres films. Honnêtement, je ne m’attendais vraiment à rien, si ce n’est que de passer un bon moment, et bah j’ai passé un très bon moment (on ressort du film avec le sourire et la musique de Kool and the gang dans la tête!). En conclusion, DIVORCE CLUB est un très bon film. Hilarant, a voir pour passer un bon moment.

Et vous avez vous vu et aimé ce film?

UN PROPHÈTE

Drame, Policier / Thriller de Jacques Audiard avec Tahar Rahim et Niels Arestrup

Synopsis :

Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D’emblée, il tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des  » missions « , il s’endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau…

Secrets de tournage :

  • Césars :Le film, plébiscité par le public et la critique est récompensé par neuf Césars en 2010 dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Mailleur Acteur, Meilleur Acteur dans un second Rôle, Meilleur Espoir Masculin, Meilleur Scénario Original, Meilleure Photographie, Meilleure Décors et enfin Meilleur montage. A noter que le jeune Tahar Rahim réalise un doublet historique en étant sacré à la fois meilleur espoir et meilleur acteur lors de cette 35ème cérémonie et que la performance de Niels Arestrup, une deuxième fois sous la direction de Jacques Audiard (qui l’avait déjà dirigé dans De battre, mon coeur s’est arrêté), est de nouveau saluée par l’Académie des Césars. Un Prophète représente également la France pour l’Oscar du Meilleur Film Etranger.
  • Le titre : Lors de la conférence de presse cannoise, Jacques Audiard a évoqué la dimension ironique du titre, Un prophète. « Le film aurait aussi pu s’appeler Little Big Man par exemple, confie-t-il. Ce titre agit comme une injonction, il oblige à comprendre quelque chose qui n’est pas spécialement développé, que c’est juste un petit prophète, un nouveau prototype de mec. A l’origine, je voulais trouver une équivalence française à  » You Gotta Serve Somebody « , une chanson de Bob Dylan qui dit que l’on doit toujours être au service de quelqu’un. J’aimais le fatalisme et la dimension morale de ce titre, mais je n’ai pas trouvé de traduction satisfaisante, alors c’est resté Un prophète. »
  • Festival de Cannes : Un prophète a remporté le Grand Prix du 62ème Festival de Cannes dont le Jury était présidé par Isabelle Huppert.

MA NOTE : 19/20

On ne ressort pas indemne de ce film très puissant, puissant tant au niveau dramatique que du thriller. Le scénario est très intelligent, et arrive à nous faire réfléchir sur de nombreux points du monde contemporain. Le film pose de nombreuses questions, mais n’a pas la prétention de trouver une réponse. On est dans le film dès la première seconde, et il faut dire que l’ensemble est vraiment marquant et puissant ! On a l’impression parfois de regarder un documentaire, le film est tourné la caméra à l’épaule.

Malgré sa durée de 2h35, on ne voit pas le temps passer devant ce film. Le film nous prend aux tripes, et ne nous lâche pas tout du long, au vu notamment de son réalisme. Tahar Rahim est bluffant dans son rôle qu’il campe à la perfection, et mérite ses deux César. Le scénario est très bien écrit, et son point fort est qu’il arrive à retranscrire parfaitement la psychologie du personnage de Malik. En conclusion, UN PROPHETE est une œuvre puissante, porté par la performance bluffante de Tahar Rahim, et d’un réalisme bluffant ! Un excellent film à voir !

Et vous, avez-vous vu et aimé ce film ?

LES COMPÈRES

Comédie de Francis Veber avec Pierre Richard et Gérard Depardieu (1983)

Tristan, un jeune homme de 17 ans, fait une fugue avec sa petite amie. Devant la passivité de la police et de son mari Paul ne faisant pas assez d’efforts pour le retrouver, sa mère Christine décide de faire appel à 2 anciens amants avec qui elle a eu une aventure 17 ans plus tôt pour qu’ils recherchent son fils. Pour être certaine qu’ils acceptent, elle fait croire à chacun qu’il est le père de Tristan. Le premier est un journaliste costaud et téméraire, et l’autre un timide suicidaire.

MA NOTE : 18/20

Francis Veber est, pour moi, le plus grand réalisateur de comédies en France. Chacun de ses films provoque des crises de rires, et celui ci ne fait pas exception à la règle. Il s’agit de la deuxième collaboration entre Veber, Richard et Depardieu. Les deux acteurs sont excelles et forment un duo explosif qui fonctionne parfaitement. Pierre Richard est vraiment hilarant, dans son rôle de suicidaire. Niveau seconds rôles, nous avons l’excellente Anny Duperey par exemple. La comédie fonctionne bien et le film est vraiment hilarant.

Ce film ne tombe pas dans la lourdeur. Je ne me suis pas ennuyé en la regardant, étant donné qu’on rigole toutes les deux minutes (notamment avec Pierre Richard). La musique est bien composée, et rentre dans la tête pour quelques jours. Cette deuxième collaboration entre Veber et ses deux acteurs est aussi réussie que la première ! Francis Veber est un génie de l’humour ! En conclusion, LES COMPERES est un excellent film à voir !

Et vous, avez-vous vu et aimé ce film ?

TOUT SIMPLEMENT NOIR

Comédie de et avec Jean Pascal Zadi, de John Wax avec Fary, Caroline Anglade et Éric Judor (2020)

JP, un acteur raté de 40 ans, décide d’organiser la première grosse marche de contestation noire en France, mais ses rencontres, souvent burlesques, avec des personnalités influentes de la communauté et le soutien intéressé qu’il reçoit de Fary, le font osciller entre envie d’être sur le devant de la scène et véritable engagement militant…

MA NOTE : 17/20

Tourné comme un documentaire, ce film est tout simplement excellent, hilarant et important, nécessaire. En effet, derrière le rire se cache du social, de la vérité, ce qui rend certaines scènes glaçantes. La scène avec Lucien Jean Baptiste et Fabrice Eboue est hilarante mais aussi glaçante et terrifiante vu la vérité, la réalité qu’elle cache qui est juste dramatique.

Les acteurs ont accepté de jouer avec leur image, le casting du film est juste excellent, les comédiens jouent principalement leurs propres rôles à quelques exceptions près (Caroline Anglade). La scène avec Ramzy, Jonathan Cohen est hilarante. Le film est vraiment jubilatoire et l’on prend du plaisir à suivre JP. En conclusion, TOUT SIMPLEMENT NOIR est une comédie excellente. C’est « Tout simplement drôle » (magazine Première été 2020)! Un film que je conseille.

Et vous avez vous vu et aimé ce film?

VICTOR

Comédie de Thomas Gilou avec Pierre Richard, Lambert Wilson et Sara Forestier

Alice, jeune stagiaire dans un magazine people, se prend d’affection pour son voisin de palier, Victor, charmant vieillard érudit abandonné de tous et sur le point d’être expulsé de son logement. Elle va bientôt trouver une solution à son problème : organiser un concours au sein de son journal dont le gain sera l’adoption de Victor. A l’issue du casting, c’est la famille Saillard qui gagne le droit de l’accueillir.

MA NOTE : 10/20

Dans l’ensemble, c’est un film moyen car il reste trop en surface, et ne creuse pas en profondeur… Il ne va pas au bout de toutes ses idées, sans doute parce qu’il y en a beaucoup, mais ça n’est pas une excuse pour autant… Au niveau de l’humour, il n’y a que très peu de séquences qui arrivent à faire arracher un sourire. Heureusement, Pierre Richard est présent et arrive grâce à son très bon jeu à nous faire sourire une ou deux fois durant 1h35 de film… Hormis ces deux moments, le film est long et parfois même lourd… On s’ennuie.

En revanche, les acteurs sont bons (Lambert Wilson en directeur pervers, Sara Forestier en stagiaire en journalisme, Clémentine Celarie qui se laisse séduire par Wilson et qui en a marre de Richard, et Antoine Dulery qui se prend d’affection pour Victor). Ils sauvent le film. Je pense que c’est un bon casting. Sans eux, le film serait vraiment nul… De plus, il y a certains clichés et stéréotypes dans le scénario… Niveau réalisation, c’est assez classique… En conclusion, VICTOR est un film moyen.

Et vous avez vous vu et aimé ce film?